Historique et origine

La chèvre de nos collines

La Chèvre Commune Provençale est une population traditionnelle. Son berceau d’origine est situé dans la «Provence des collines». Elle ne doit être confondue ni avec la chèvre du Rove qui est originaire de la Basse Provence, autour du delta du Rhône, ni avec la chèvre de la Roya Vésubie, dans les Alpes Maritimes.

L’histoire de la Chèvre Commune Provençale est marquée par son image paradoxale

Animal nourricier d’une part, essentiel à l’économie familiale des fermes Provençales :

Dans les fermes Provençales, la chèvre permettait de subvenir aux besoins en protéines animales des familles grâce à sa production de lait et de fromage, à une époque où la viande n’était consommée que dans les grandes occasions. Le surplus était parfois vendu sur les marchés locaux, ce qui permettait un apport de trésorerie non négligeable pour ces familles. Jadis animal secondaire sur les exploitations à dominante ovine, son lait devait nourrir les agneaux « sans mère » (jumeau, orphelin…).

Animal « destructeur » d’autre part, considéré comme l’ennemi de la forêt :

Longtemps pourchassé par les pouvoirs publics pour son action néfaste sur l’environnement et son caractère indépendant et capricieux qui la rendait difficile à maîtriser.

Chèvre laitière, rustique et sédentaire (elle ne participait pas aux transhumances), elle a été façonnée pour manger sur parcours les espèces végétales délaissées par les ovins. Jadis animal secondaire sur les exploitations à dominante ovine, elle était dévolue aux femmes, aux enfants et aux grands parents.