Schéma de sélection

Étant donné le faible nombre d’animaux et le risque de consanguinité, élever et sélectionner des provençales présente des particularités.

Préserver avant tout le patrimoine génétique

Le schéma de sélection repose sur l’identification de l’ensemble des 1600 femelles et des 80 boucs de la population, sur la maîtrise et sur l’enregistrement des croisements et de la descendance dans tous les élevages recensés (une trentaine). Les éleveurs de l’association sont aidés pour cela par Coralie Danchin de l’Institut de l’Élevage.

Voici le lien pour télécharger le bilan des inventaires de 2015 fait par Coralie Danchin de l’Institut de l’Élevage Bilan des inventaires Provençale 2015

Les objectifs de sélection de la race sont axés sur le maintien de la diversité génétique dont l’expression se lit dans la diversité des phénotypes. Un des principes de base est qu’une « bonne chèvre peut donner une mauvaise fille » et inversement qu’une « mauvaise chèvre peut donner une bonne fille ». C’est le résultat de la faible héritabilité des caractères qui est aussi un des marqueurs de la diversité génétique. Dans cette race, il n’y a pas de course à la productivité, le travail de l’éleveur est de parvenir à valoriser le potentiel génétique existant par une bonne valorisation des ressources locales.

Les éleveurs de la race se sont donnés quelques règles pour préserver l’identité de cette population :

  1. Prévoir pour la saillie un bouc pour quarante chèvres au maximum.
  2. Les élevages, qui ne possèdent qu’un bouc, le renouvellent tous les deux ans (= deux années de saillie par bouc). Les élevages qui possèdent au moins deux boucs les renouvellent au minimum tous les quatre ans et font si possible reproduire en lot.

Cette règle permet d’éviter qu’un bouc saillisse ses propres filles. Exemple: l’éleveur a deux boucs, LOLO et LULU. Ces boucs saillissent chacun la moitié des chèvres. L’année d’après, les filles de LOLO seront saillies par LULU et inversement.

  1. Un éleveur ne garde pas pour la saillie de boucs nés chez lui.
  2. Conserver des reproductrices issues de toutes les lignées initiales.

Ce principe peut paraître contraire au travail de sélection habituel des éleveurs, car il peut pousser à garder une chèvre peu productive, fragile, car elle est la dernière représentante d’une lignée !

Une grille de prix des reproducteurs est disponible auprès de l’ASDCCP.